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Historique

Il est des coins de terre si beaux qu'on voudrait les presser sur son cœur.

« Ces mots traduisent bien les sentiments des premiers habitants de Saint-Liguori qui désiraient une appartenance bien personnelle et locale : la paroisse, fondée en 1852, était déjà née dans le cœur des premiers colons.

archives Saint-Liguori

Quelques années avant, ils signaient requête après requête, toutes adressées à monseigneur Ignace Bourget, évêque de Montréal, afin d'avoir leur paroisse. Les raisons suivantes figuraient dans leurs demandes :

La distance de 7 milles de Saint-Jacques
Les chemins impraticables en certaines saisons
L'avantage d'une école déjà existante près du moulin
Les longs trajets pour les offices religieux, les baptêmes, les mariages, etc.
La population grandissante pourrait assurer la subsistance du prêtre qui lui serait affecté
Le désir d'avoir un saint patron choisi par l'autorité religieuse
Les signataires réclamaient avec insistance « le médecin des âmes » et l'instruction des enfants. Il leur fut répondu : « Une école peut être tenue dans une maison ordinaire et pour l'église, bâtissez-vous une chapelle de 30 à 40 pieds, et vous aurez la messe une fois par mois. »

La vie s'organisa rapidement autour du moulin Richard; il fut construit de pierres en 1819 sous la gouverne des Sulpiciens. Ce moulin mesurait 100 pieds de longueur par 65 pieds de largeur et possédait deux étages pour le cardeur. L'édifice était surmonté de trois gigantesques cheminées, dont une, et quelques pierres subsistent encore aujourd'hui comme témoins de ce passé laborieux.

Les clients attendaient nombreux, les meules tournaient jour et nuit. Les rencontres étaient joyeuses : les femmes arrivaient souvent deux par deux en voiture, vêtues de grands tabliers blancs aussi longs que leurs jupes pour faire carder la laine. Les hommes apportaient le grain et passaient le temps en échangeant des nouvelles, racontant des histoires et jouant des tours.

Le printemps ramenait les draveurs, ces valeureux travailleurs et bons vivants : ils venaient échanger de la gomme d'épinette ramassée sur les billots contre des œufs et autres aliments. Le moulin, c'était aussi un lieu de rassemblements où on y discutait fort de politique. Parfois, il y avait des veillées où la musique, les chansons à répondre et la danse étaient à l'honneur. Lors de la guerre de 1914, les soldats sont venus inspecter le moulin pour vérifier si des jeunes déserteurs s'y cachaient. Malheureusement, ce vieux moulin fut endommagé en 1927 par un incendie et cessa alors ses activités.

Aujourd'hui, Saint-Liguori est un village où il fait bon vivre : nous y retrouvons plusieurs résidents ayant leur travail à l'extérieur. Par contre, les activités agricoles, sur des sols très fertiles, occupent un fort pourcentage des habitants. De plus, plusieurs services, dont une école primaire et un centre d'accueil pour personnes âgées, permettent aux gens de Saint-Liguori de mener une vie fort agréable.

Enfin, un terrain de golf bien aménagé attire plusieurs citadins pendant la belle saison. Un centre de plein air quatre saisons accueille des centaines d'enfants de la grande région montréalaise.
 

LES ARMOIRIES DE SAINT-LIGUORI

Armoiries Saint-Liguori

La devise :

Esprit traditionnel de foi, fraternité


Lion : Même figure que sur le blason de la famille des Liguori

Étoile : Étoile mariale des Acadiens

Coquille : Filiation à la paroisse mère Saint-Jacques

Merlette : Oiseau sur les armoiries de la famille de Lanaudière

2 faces ondées : Illustration de ses 2 rivières : la rivière Ouareau et la rivière Rouge

Moulin : Bâti sous la gouverne des Sulpiciens, il rappelle les moulins à farine et à bois

Croix : Évocation du nombre important des croix de chemin et de celle de Rawdon, au loin

Montagnes : Les Laurentides à l'horizon


Les couleurs :

Argent : Pureté, honnêteté
Or : Richesse matérielle et spirituelle
Azur : Justice et beauté
Rouge : Courage
Vert : Espérance et abondance
Noir : Modestie